Michna 1,16 — 1/2

L’enseignement de rabban Gamliel porte sur la nécessité d’un maître dans les domaines de la loi, contrairement aux domaines de la connaissance comme dans Avot 1,6. La consultation d’un maître vise la résolution dans l’action. On opposera cet enseignement avec la maxime de Descartes qui vise la détermination dans une ligne de conduite (une «morale par provision»).  >>> pdf

Michna 1,15 — 4/4

La réception de l’autre n’est pas l’invitation de l’autre qu’entend la lecture naïve. Le sens passif de recevoir (meqabel) en hébreu biblique doit être restitué pour entendre dans ce verbe l’adresse et l’acceptation. L’autre homme auquel il faut faire bonne bonne figure est celui que je considère comme s’adressant à moi-même et me révélant comme devant être un homme.  >>> pdf

Michna 1,15 — 3/4

L’enseignement « Dis peu, fais beaucoup » n’est pas à entendre comme deux impératifs opposés. Il dit que la modération du « dire » favorise la conscience du « faire », dévoilant ainsi une vie d’engagement et de sens. >>> pdf

Michna 1,15 — 2/4

Chammaï nous enseigne comment conjoindre les deux solutions à la précarité de l’existence que sont le travail et la moralité. Si la Tora ne se donne pas comme une solution à la précarité de l’existence, bien qu’elle doive devenir fixe (qeva), c’est qu’elle est une solution à une précarité métaphysique, causée par la disjonction de l’acte et de la moralité. Il s’agit alors de pratiquer une étude véritable, grâce à laquelle la règle devient la moralité de l’acte et l’acte la moralité de la règle. >>> pdf

Michna 1,15 — 1/4

Chammaï nous exhorte, non pas à étudier à heures fixes, mais à faire de l’étude de la Tora l’activité qui règle notre existence. L’étude et le travail doivent se fondre pour que l’étude ait la fixité du travail. Par cette discipline, à force de régularité et d’intériorisation, la Tora devient ma Tora. >>> pdf

Michna 1,14 — 4/4

La conscience, ou pour-soi, est néantisation ; elle désenglue l’être. Cependant, à force de fuir en avant, que reste-t-il de soi une fois la mort venue ? À considérer, comme dans notre Occident, que l’être de l’homme n’est que sédimentation du passé, il ne reste rien du pour-soi. À cette fuite dans la mort du pour-soi, Hillel oppose le présent de la vie. Grâce au mérite acquis, le passé de l’homme se révèle dans le présent. Cette révélation est la part au monde futur promise à l’homme méritant. >>> pdf

Michna 1,14 — 3/4

La différence entre la structure אני לי et la structure אני לעצמי est ici examinée. Dans la première proposition, elle a le sens d’avoir; dans la seconde, elle a le sens de destination. On posera alors la différence philosophique fondamentale entre la présence à soi et la conscience de soi, en traçant des parallèles avec Descartes, Hegel et Sartre. On conclura que seul Hillel aura pris la mesure de cette différence, aux implications théologiques et existentielles déterminantes. >>> pdf

Michna 1,14 — 2/4

Ce cours part d’une divergence entre deux versions du commentaire de Maïmonide sur Avot. Elle est l’occasion de définir l’origine du désir. Ce dernier n’est pas suscité par la sensation, mais trouve dans la sensation l’occasion de naître. Le désir préexiste à la sensation et nous concluons que la liberté relève du désir. Dans un deuxième temps, nous établissons que l’âme de l’homme est vivante à mesure que grandit en elle l’intelligence, qui dote l’âme d’une âme. Dans un troisième temps, nous proposons une autre lecture, qui voit dans le souci de soi la condition du souci des autres de l’autre. Nous excluons donc qu’Hillel, à la manière d’un épicurien, puisse inviter à ne se soucier que de soi. >>> pdf

Michna 1,14 — 1/4

Le cours porte sur les lectures de Rachi, Barténora et Maïmonide de la célèbre michna d’Hillel, difficile du fait de son caractère elliptique. Barténora souligne le caractère non substituable du sujet méritant : on ne peut acquérir du mérite pour un autre du fait qu’il est fonction de l’effort de chacun. La lecture de Maïmonide, portant sur l’idée que je me fais de Dieu, se révèle métaphysique. Dieu se manifeste à moi en fonction de ce que je me figure être Lui. Je suis responsable de mon idée de Dieu. >>> pdf

Disgrâce du signe

Sortie du livre de René Lévy aux éditions l’Âge d’Homme : Disgrâce du signe : Essai sur Paul de Tarse (sur la page de l’éditeur et sur Amazon.fr).